Dans le cadre de sa mission de sensibilisation, d’information et d’appui technique dans le territoire de Tshela (province du Kongo Central), une équipe de l’ANAPEX (Agence Nationale pour la Promotion des Exportations) a rencontré les responsables des coopératives locales de cacao à Nganda Tsundi, localité située à plus de 60 km (aller-retour) de Tshela Centre. Face au délabrement avancé des routes de desserte agricole, rendant toute circulation automobile impossible, l’équipe de l’ANAPEX a dû emprunter des motos pour atteindre ce village enclavé. Ce village abrite des centaines d’hectares de cacaoyers ainsi que des unités de traitement primaire destinées à préparer les fèves pour l’exportation.
Les échanges ont porté sur les principaux défis qui entravent les exportations de cacao dans la région du Mayombe. Ont été évoqués : la contrebande transfrontalière vers l’Angola, l’insuffisance des routes de desserte agricole pour évacuer les récoltes des zones de production, ainsi qu’une concurrence déloyale de la part de certains acheteurs qui ne respectent pas le prix mercurial officiel. S’y ajoute l’absence d’un calendrier de récolte harmonisé, situation qui perturbe l’organisation des coopératives et génère des tensions au sein de la chaîne de valeur.
Le président du conseil d’administration de la Coopérative de Cacao de Mayombe (COCAMA), Monsieur Lucien Mbungu, a salué l’engagement constant de l’ANAPEX à rechercher des solutions durables pour favoriser l’épanouissement de la filière cacao et la fluidité des exportations. Les coopératives de Tshela ont également exprimé le souhait de voir l’ANAPEX leur ouvrir de nouveaux débouchés commerciaux et ont formulé des besoins urgents en formation et en information sur les standards internationaux.
En réponse, le Directeur du Développement des Produits et de l’Assistance Technique de l’ANAPEX, M. Thythy Nsumbu, a rappelé les rôles et missions de l’agence en matière de facilitation des exportations agricoles. Il a insisté sur la volonté ferme de l’ANAPEX de structurer durablement la filière cacao en RDC, notamment à travers des actions de plaidoyer menées auprès des autorités compétentes pour lever les contraintes logistiques, réglementaires et commerciales.
Il a également souligné l’importance cruciale de produire un cacao de qualité conforme aux exigences des marchés internationaux. À cet égard, il a rappelé les principales normes ISO applicables à la filière cacao :
· ISO 2451:2017 – Cacao en fèves – Spécifications et exigences de qualité (définit les critères de teneur en eau, défauts, fermentescibilité, etc.)
· ISO 2292:2017 – Cacao en fèves – Échantillonnage
· ISO 2291:1980 – Détermination de la teneur en eau (méthode de routine)
· ISO 1573:1980 – Détermination de la teneur en humidité (méthode par étuvage)
Enfin, il a pris l’engagement, au nom de l’ANAPEX, de transmettre les doléances des coopératives à la hiérarchie de l’Agence et de mener sans délai les plaidoyers nécessaires pour que des réponses concrètes et rapides soient apportées, afin de consolider la compétitivité du cacao congolais et d’assurer la pérennité des exportations depuis cette partie stratégique de la RDC.

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